Bonjour à tous !

Bonjour à tous !
Ce blog est dédié à une de mes passions: l'écriture. Je vais poster ici des histoires et des poèmes que j'aurai écrits. J'attends de vous que vous me disiez comment m'améliorer, ce que vous avez aimé et ce que vous n'avez pas aimé.

PS : Ce serait sympa que vous me rajoutiez dans vos blog favoris histoire de me faire connaître un peu ;-)

# Posté le samedi 24 mai 2008 03:36

Modifié le lundi 02 novembre 2009 06:04

Pivot de l'histoire

Pivot de l'histoire
Voici la nouvelle qui était sur mon autre blog.
En fait, elle fait partie d'un ensemble plus grand et j'avais déjà imaginé des noms pour les héros. Voici la version originale :

000Tous ces gens étaient de bonne humeur, faisait la fête, buvait mais pourtant, dans la journée même, ils avaient perdu une vingtaine d'hommes ainsi que leur grand prêtre. Il devait y avoir anguille sous roche et Sylvarion n'aimait pas trop ça... Il chercha du regard le prince mais il ne le trouva pas. Tant pis, il lui poserait la question demain... Alors qu'il dévisageait une à une les créatures présentes sur la piste de danse, il vit leur sauveur aux coutelas, de jeunes adolescentes chamèlfes rebelles mais son regard fut attiré par Stimphalia. Elle avait dut aller se changer quelque part car elle était vêtue d'une jolie robe bleu océan ainsi que des chaussures à hauts talons.
-Sûrement pour rehausser sa petite taille, songea Sylvarion.
Elle bougeait dans tous les sens, sans se soucier des personnes qui la regardait. Dans ses cheveux mauves scintillaient de petits reflets multicolores. Tandis qu'elle sautillait sur place les mains en l'air, sa chevelure marquait chaque temps de la mélodie. Son visage était radieux bien que le fond de teint fut un tantinet trop voyant. Des paillettes brillaient de mille feux sous ses yeux noisette. Ses lèvres, quant à elles, arboraient une nuance bleutée parfaitement en harmonie avec sa tenue. Pourtant, Sylvarion regrettait toujours Diamantine. Si seulement elle était là, à ce moment là... Il espérait seulement qu'elle s'en sortirait sans avoir subit trop de mauvais traitements.
-Il faudra qu'on établisse un plan à l'aube pour libérer Diamantine avant qu'il ne soit trop tard ! Mais maintenant, c'est l'heure de la détente. J'arrête de penser à ça avant demain !
Il souffla un coup puis se dirigea vers Stimphalia. Arrivé au bord de la piste de danse, il fut pris par un mouvement d'hésitation. Y aller ? Ne pas y aller ? Il avança de plus en plus lentement. C'est alors que Stimphalia le regarda. Il fut prit de coup de chaleur t il eut l'impression qu'un n½ud se forma dans son ventre. Son visage devint tout rouge et il préféra changer de direction pour aller au bar.
-Quatre verres de radabci, s'il vous plaît !
-Tout de suite ! Je vous les mets sur un plateau ?
-Non, c'est pour consommer sur place.
Le serveur le regarda d'un air bizarre.
-Quatre vous m'avez dit ?
-Oui, c'est bien ça.
Il but chaque verre cul sec. Sa tête tournait un peu mais il se sentait dynamisé, mieux que ce qu'il n'avait jamais été. Il eut même l'impression de se sentir pousser des ailes !
-Finalement, qu'est-ce que je risque à danser avec elle ? Je combats bien des entités hors de mon corps !
Il se dirigea vers Stimphalia, non sans quelques pas de travers. Elle semblait dans un autre monde, comme si tout ce qui l'entourait n'avait lieu d'être...
-Tu danses super bien !
Elle s'arrêta de danser, regarda Sylvarion et répondit :
-Merci Sylvarion !
Elle l'avait vu se diriger vers elle et changer brusquement d'avis après avoir piqué un fard. Elle l'avait aussi vu engloutir les quatre verres avant de finalement l'accoster. Elle n'allait tout de même pas le remballer après tout le mal qu'il s'était donné ! Et puis, elle le trouvait mignon...Mais pourquoi n'avait-il pas fait le premier pas plus tôt ?
-Les garçons sont si compliqués... Pensa-t-elle.
Ils dansèrent, l'un en face de l'autre, chacun cherchant à séduire l'autre. Mais au grand damne de Sylvarion, Naturax était un grand fan de percussions et haïssait les musiques lentes. Il ne passa donc pas de slow de toute la soirée.
-Je ne sais pas si c'est l'effet de l'alcool mais je te trouve très jolie !
Elle le regarda dans les yeux pendant un moment, sourit puis détourna le regard. Elle l'attirait inexorablement tel un aimant. Pourrait-il résister ? Il réfléchit un moment.
-Imaginons que je sors avec elle et qu'avec les deux autres nous arrivions à délivrer Diamantine. Si elle apprend que je suis avec Stimphalia, je peux dire adieu au bonheur... Ou alors, je peux tromper Stimphalia ! Oui mais si une des deux l'apprend, c'est encore pire... Que faire ? Attendre de délivrer Diamantine ? Mais si j'attends trop longtemps, Robin ou Ritémi risque de réussir à l'attraper dans leur filet avant moi. Et là aussi c'est cuit... Une aventure d'un soir alors ? Mouais, pourquoi pas mais elle risque de vouloir que ça dure plus longtemps et puis, cela changerait notre relation à jamais.
Stimphalia enroula ses bras entours de la nuque de Sylvarion et le regarda avec une moue dubitative.
-Tu réfléchis trop ! Arrête de penser au diamant, arrête de penser à ce qui nous attend et vis le moment présent !
-Je voudrais bien mais je n'y arrive pas !
-Je vais t'aider !
Elle posa ses lèvres contre les siennes et l'embrassa langoureusement. Autours d'eux, plus rien n'avait d'importance. Sylvarion ferma les yeux et se laissa guider. Il avait l'impression de faire un voyage au bout du monde, il avait l'impression de décoller et de planer dans le ciel. Jamais il n'avait connu pareille sensation. Il lui caressa délicatement la lèvre supérieure du bout de sa langue et posa ses mains sur sa taille. Il avait finalement choisit. Et ce choix, il ne le dirait à personne. Il explorait maintenant le palais de sa princesse. Son c½ur battait la chamade en suivant le rythme endiablé de la musique. Le moment fut tellement intense que son esprit se déconnecta de la réalité pour parfaire la fusion des deux âmes qui sortirent de leur enveloppe charnelle et montèrent au-dessus du bal. Les cordons d'argent s'enroulèrent l'un autours de l'autre jusqu'à ce qu'on ne puisse plus les distinguer. C'est alors que les deux esprits ne devinrent plus qu'un. Un seul et unique être blanc et sphérique tel un ½uf. A l'intérieur, la température atteignait une chaleur phénoménale. De petites particules d'or volaient dans tous les sens et se cognaient aux parois. Sylvarion et Stimphalia comprirent alors ce que voulait dire « faire partie de l'univers ». Ils ne faisaient qu'un avec lui. Il n'étaient plus « des humains parasitant l'univers » mais bien « l'univers lui-même ». Les particules se rassemblèrent et formèrent deux masses à l'apparence humaine et entamèrent une chorégraphie divine, chaque mouvement valait mille mots à la fois. Les regards se croisèrent une dernière fois et l'½uf explosa. Leur bouche se décollèrent et Stimphalia lança un clin d'½il à Sylvarion avant de s'en aller.
Assis sur les bords de la petite colline, Robin avait vu non seulement le baiser mais aussi la formation et l'explosion de l'½uf céleste. Longtemps auparavant, pour le remercier de sa fidélité, Shlavek lui avait offert la possibilité de voir les phénomènes éthérés à condition qu'il lui cède un quart de sa vie. Ce qu'il avait fait sans hésiter. Cela lui avait déjà permis de repérer de petites entités démoniaques relativement faibles. Il avait ainsi pu recharger ses recharges d'énergie noire en les assimilant. Malheureusement, cette opération pervertissait son âme...
-Pitoyable... Soupira-t-il.
Ce n'était pas de la jalousie mais bien de la déception. Ainsi donc, Sylvarion était un homme comme un autre. Peu résistant à la ruse des femmes et ayant besoin d'une prothèse de courage pour se débarrasser de ses inhibitions. Peut-être Ritémi se montrerait-il plus fin ? Certes, il avait déjà montré des faiblesses envers Stimphalia mais maintenant qu'elle était prise... Et puis, même lui, le sans-c½ur, le calculateur sombre, le chevalier au c½ur ténébreux, même lui avait failli craquer. Il regarda les deux tourtereaux se séparer puis s'allongea et observa le mouvement des étoiles dans la nuit sombre...


text by Syllvion

# Posté le samedi 24 mai 2008 03:43

Modifié le samedi 05 juillet 2008 03:33

Un funeste besoin...

Un funeste besoin...
Un funeste besoin...


000Je vais vous raconter mon histoire. Non pas une de ces histoires à l'eau de rose où tout est bien qui finit bien ni une de celles où le héros trouve un trésor, marie une belle princesse et lui fait plein de gosses, non, mon histoire commence mal et finit très mal... Cela peut paraître narcissique et ça l'est peut-être mais je tenais à vous la faire partager. Ne me demandez pas pourquoi, je n'en sais moi-même rien. Suis-je encore maître de moi-même là où je suis maintenant ? Telle est la question qui me trotte dans la tête depuis ce jour où tout a commencé, depuis ce jour où m'a vie a chaviré.

000C'était un mercredi après-midi très ensoleillé. Tous les étudiants quittaient l'école avec allégresse. Tous, même moi. C'est dire comme ma vie était encore belle... Je devais aller en ville avec ma bande de copains pour flâner dans les rues et relâcher la pression accumulée durant la session d'examens. Peut-être était-ce un moyen de tromper la morosité de la vie ? Toujours était-il que nous nous rendions vers le bar à cocktails. J'avais quinze ans et toute la vie devant moi. Enfin, c'est ce que je pensais... Nous sommes entrés. A l'intérieur, l'ambiance était à son comble : les gens riaient, buvaient, chantaient ; bref, tous les ingrédients étaient réunis pour passer une bonne journée. Le garçon passa prendre la commande et nous nous sommes mis au défi d'ingurgiter le mètre de Jupiler. En temps normal, on nous l'aurait refusé. Mais pas ici ! D'ailleurs, nous étions des habitués de l'endroit. Certes, des flics passaient de temps en temps vérifier la clientèle et l'hygiène du bar mais avec un pot de vin, ils perdaient vite la mémoire... Et puis, eux aussi avaient été jeunes !

000Je terminais ma dernière chope quand une envie pressante me tenailla. Max avait fini par remettre la boisson à l'avant-dernière, j'étais donc le vainqueur. Nous nous apprêtions à prendre une commande mais je n'en pouvais plus alors ni une ni deux, je pris la porte des toilettes. Depuis l'intérieur, on n'entendait plus la musique ni les rires des consommateurs hilares. Seuls les grognements des rats sauvages se faisaient percevoir. Le sol était dégoûtant et les poubelles pleines. Sur la porte des toilettes, un petit plaisantin avait tagué un pentacle rouge vif. Savait-il au moins ce que cela signifiait ? On pouvait en douter... Et pour effrayer les gens, il avait même cloué un pauvre pigeon innocent dessus. Cela devait être encore très frais car le sang de l'animal dégoulinait jusque sur mes chaussures.
-Quel crétin ce type ! m'exclamais-je. On se demande ce qu'un gars comme ça a dans la tête...
Mût par une force invisible, les portes s'ouvrirent d'un coup et se refermèrent. Quelqu'un où quelque chose avait entendu ce que je venais de dire et ne semblait pas de mon avis... Les lumières s'éteignirent et se rallumèrent. Un frisson monta le long de mon échine.
-Encore un coup de Max et Dorian, pensais-je, ils auraient pu trouver mieux...
Tout à coup, une silhouette apparut à côté de mon reflet. C'était un homme de la cinquantaine à la barbe mal rasée et aux cheveux gras. Son visage exprimait l'amusement. Mais pas un amusement d'enfant, loin de là. Son sourire psychopathe me paralysa. J'eus à peine la force de tourner mon cou et de voir qu'il n'y avait rien à côté de moi. Pourtant, il bougeait bel et bien sur le miroir... Ce ne pouvait être un mauvais coup de mes deux camarades... Mon angoisse monta d'un cran et passa la limite de mon esprit. Je devins comme dément de rage. Mes yeux s'injectèrent de sang, mes traits se crispèrent, mon c½ur battit la chamade. Je balançai un coup de poing dans la glace. Un rire démoniaque s'éleva dans mon esprit. Je hurlai comme jamais je ne l'aurais fait. Le sol vibra sous mes pieds.

000Dans la salle, malgré leur état d'allégresse, les deux amis se figèrent. Partis dans leur délire, ils n'avaient pas fait attention à l'absence prolongée de leur compagnon. Mais le cri horrible avait résonné en eux comme une sonnette d'alarme.
-Tu as entendu ?
-Oui... On devrait peut-être aller voir...
Ils ouvrirent doucement la porte. Les lumières étaient éteintes pourtant leurs yeux ébahis distinguèrent nettement un corps cloué sur une porte. Le visage à jamais fixé dans une expression de terreur. Un pigeon arriva, un papier entre les serres. Max le pris, et le déplia. Le volatile partit. C'était un vieil article de journal. Dessus était imprimée une photo de bûcheron. Max le lit le titre à haute voix :
-Dans un accès de folie, un paysan cloue sa demme et ses enfants sur ses portes avant de se donner la mort. Le corps a été découvert pendu dans le grenier par le neveu de la victime alors qu'il cherchait son cher oncle...

Derrière eux, la porte se ferma à double tour et un rire démoniaque s'éleva dans les airs...


Text by Syllvion

# Posté le mercredi 28 mai 2008 11:50

Modifié le mardi 03 juin 2008 10:49

Life isn't bad, it's worse...

Life isn't bad, it's worse...
Life isn't bad, it's worse...


000Alexandre était un jeune garçon de quatorze ans très audacieux. D'ailleurs, on lui reprochait souvent son impétuosité. Peut-être cela venait-il des ses origines siciliennes ? Nul n'aurait pu le dire. Il était l'aîné de cinq enfants. Depuis le suicide de son père, il était devenu l'homme de la famille. Il devait donc se charger des ses frères, de leurs ennuis et de leurs joies. Il aspirait à une vie meilleure, une vie sous les tropiques, se reposant à l'ombre, oubliant le destin infernal qui le poursuivait depuis son enfance.

000Aujourd'hui, sa mère lui avait accordé de passer la journée chez Grégoire, son meilleur ami. Le seul qui l'aie soutenu à l'enterrement. Grégoire était plus âgé que lui de deux ans. Alexandre fréquentait des gens plus avancé que lui. Il s'était toujours senti différent des enfants de son âge. Plus mature peut-être à cause de la vie qui avait fini par l'endurcir. Même en amour, le malheur le poursuivait. Il séduisait les filles avec une facilité déconcertante mais au finale, elles finissaient toujours par le délaisser pour un garçon plus âgé. Dernièrement, il avait vu sa voisine, une ami proche l'abandonner pour la brute épaisse du collège. Il avait alors tenté de mettre fin à ses jours. Heureusement pour lui, sa mère était rentrée à temps, au moment précis où il venait de porter la lame à son poignet. La pauvre femme, toute catastrophée avait appelé l'ambulance juste avant de tomber dans les pommes. Alexandre resta deux semaines à l'hôpital, en cellule psychiatrique. Grégoire était venu chaque jour de la semaine et c'était lui qui l'avait invité aujourd'hui, voyant qu'il n'allait pas bien. Les deux adolescents avaient passé leur journée dehors, jouant au football, leur passion commune ou encore rageant sur la tente qui s'écroulait à chaque fois.

000Il commençait à faire tard et le soleil se couchait. Bien décidés à profiter de leur soirée, ils partirent louer des DVD pour le lecteur portable. Ils passèrent devant la boucherie du coin. Il en sortit un hurlement bestial suivit d'un silence qui en disait long... Plus loin encore, une dame faisait la manche. Son châle miteux et poussiéreux tombait en ruine tandis que ses chaussures percées laissaient transparaître ses pieds nus et couverts de boutons on ne peut plus ignobles. Sous le coup de la pitié, Alexandre lui remit un billet qu'il gardait pour s'acheter le nouveau jeu playstation qui faisait fureur. Tant pis, il l'achèterait le mois prochain... Ils arrivèrent finalement devant la boutique. A l'intérieur, les films étaient rangés par genre et date de sortie. De temps à autre, un inconnu emmitouflé dans un impaire passait en hâte dans le rayon intitulé « adultes » et en sortait précipitamment avec un boîtier. Grégoire s'amusait à les observer à la caisse, alors que les hommes poussaient des regards observateurs autours d'eux.
-Je crois que j'ai trouvé un film bien. Ca s'intitule « La maison de cire ».
Ils se mirent d'accord et partirent avec.

000Dehors, une jeune fille aux longs cheveux bruns et aux yeux océan s'apprêtait à entrer. Sa blouse vert pomme semblait briller au soleil. Mais personne ne l'avait encore remarquée. Alexandre poussa la porte du magasin et la bouscula. Elle tomba lourdement. Le jeune homme accourut.
-Je suis désolé, tu n'as pas mal au moins ?
-Non, je crois que ça ira, dit-elle en massant vigoureusement son bras.
Elle leva les yeux vers le garçon et sa grimace se transforma en un sourire.
-Vous avez emprunté ce film ? dit-elle en saisissant l'étui.
-Oui, j'adore les thrillers !
-Moi aussi !
Grégoire prit la parole car Alexandre semblait ne plus savoir quoi dire.
-Si tu veux, tu peux passer la soirée dans notre tente, on a un lecteur.
-Avec plaisir !
Ils prirent la route et sympathisèrent en chemin. Ils apprirent ainsi qu'elle s'appelait Stéphanie, qu'elle allait sur ses dix-huit ans et qu'elle se voyait bien journaliste. Au fur et à mesure qu'ils approchaient de leur domicile, Alexandre la trouvait de plus en plus jolie. Il était comme hypnotisé par son être et avait du mal à décoller son regard du sien.

000Ils arrivèrent finalement à destination. Il faisait nuit noire et les chouettes commençaient déjà à hululer. Seul un rayon de lune brillait sur la toile. Ils passèrent une soirée merveilleuse et Stéphanie tombait sous le charme du blondin. Grégoire était rentré chez lui pour prendre d'autres films et il les avait retrouvés enlacé l'un contre l'autre. Il n'avait alors rien dit et s'était assis. Dans les moments forts, ils se tenaient la main tandis que Grégoire tentait de refouler sa jalousie. Au petit matin, à la fin du dernier film, alors qu'elle avait sa tête contre son épaule, elle lui dit :
-Jamais je n'aurais pensé tomber amoureuse d'un gars plus jeune que moi, jamais je n'aurais pensé que je voudrais ne plus te quitter. Pourtant, il le faut bien...
Il la regarda triste et ébahi. Elle nota son numéro de GSM sur un bout de papier et parti en coup de vent. Il resta un moment sans bouger, les yeux fixant le néant.
-Eh ! Ressaisis-toi !
Il regarda partout autours de lui, comme sortit d'un rêve. C'est alors qu'il remarqua quelque chose sous la couverture.
-Merde ! Elle a oublié son sac !
Il sortit de l'habitacle en trombe et courut dans la rue. Un coup de klaxon retentit suivi d'un bruit de ferraille froissée. Il tourna au coin de la rue et ce qu'il vit lui glaça le sang. La mendiante avait traversé la rue à toute vitesse à la vue d'un policier. Le camionneur avait alors tenté de l'évité et avait dérapé sur la chaussée. Le résultat était que Stéphanie gisait inanimée sur le sol dur et glacé de Hollow City. Il la regarda, baissa ses paupières et pleura à chaudes larmes. Sur la poitrine de la jeune fille, un pendentif en forme de c½ur brillait de mille feux. Il le prit entre ses mains puis posa un dernier baiser sur ses lèvres à jamais fermées. Elle était son premier amour et le dernier.

Le lendemain, il reposait à côté d'elle pour l'éternité...


Text by Syllvion

# Posté le mercredi 28 mai 2008 13:34

Modifié le lundi 30 juin 2008 13:50